Le mur industrialisé s’invite dans le logement collectif

S’approprier les contraintes réglementaires et les besoins du marché pour créer une valeur ajoutée : la filière béton s’adosse au mur industrialisé, un système constructif préfabriqué, pour construire vite et mieux dans le logement collectif.

Aller plus vite dans la performance et la qualité. Plus que jamais force d’innovation, la filière béton libère sa créativité pour s’aligner sur les exigences du Grenelle de l’environnement et des nouvelles réglementations. Têtes chercheuses à l’écoute du marché, les industriels se sont emparés du secteur tertiaire, puis du logement collectif, afin de proposer des solutions moins énergivores et des bétons intelligents. Eurêka : les éminences grises du tissu industriel national ont réussi à apporter une valeur ajoutée aux qualités traditionnelles du béton et du bâti. Et c’est dans les murs que cette innovation se niche : avec le mur industrialisé, un système constructif à part entière. À nouveau, la filière du béton industriel démontre sa capacité à se mobiliser pour développer des solutions de confort innovantes qui complètent la gamme de solutions béton.

Un béton à fort QI

Au XXIe siècle, les logements collectifs pourront bénéficier du mur industrialisé dont les bénéfices ont déjà été éprouvés sur les immeubles de bureaux. Ce procédé de mur à coffrage intégré est constitué de deux parois préfabriquées en béton, reliées par des raidisseurs. La lame intérieure peut être dotée d’un produit d’isolation et remplie de béton prêt à l’emploi sur chantier. Autrement dit : ce système présente les avantages du béton, en tant que matériau structurant doté d’une capacité de résistance et d’une forte inertie, combinés à ceux d’un isolant par l’extérieur. En faisant office de bouclier thermique, cette solution fournit une réponse durable aux exigences de la RT 2012… jusqu’à la RT 2020 qui consacre les bâtiments neufs à énergie positive (BePos). Des performances qui ouvrent la voie aux partis pris esthétiques variés puisque la peau extérieure peut se colorer, se doter d’un traitement matricé, bouchardé… et accueillir des produits à base de ciments innovants comme les bétons autonettoyants. Conclusion : le mur industrialisé s’impose comme un mur composite malin jouant sur l’isolation, l’inertie du bâtiment, les pouvoirs autonettoyants du parement ou encore dépolluants de la paroi intérieure… Un mur résolument intelligent.

Une nouvelle approche du chantier

Plus d’industrialisation et de tâches réalisées en usine contribuent à la simplicité et à la rapidité de mise en œuvre. Un simple kit ? Le mur industrialisé constitue une vraie technique de construction. C’est une conception par éléments finis, livrés et assemblés sur un lieu unique, le chantier, à la manière de l’industrie aéronautique. Autrement dit, ce système opère en faveur d’un chantier propre, une des préoccupations majeures qui balisent la démarche développement durable. Le mur industrialisé offre des délais raccourcis, une gestion des équipes maîtrisée sans s’exposer aux aléas climatiques qui impactent le bon déroulement d’un chantier. On joue ainsi sur l’économie de temps sans faire l’impasse de la qualité.

Des bénéfices qui comptent triple

Au-delà des critères de maîtrise des coûts prédominants, la logique industrielle permet d’optimiser les tâches et d’aborder, dans une même solution, les problématiques de non-qualité comme les raccords, sources de ponts thermiques. Le système constructif industriel apporte une solution dans la recherche d’efficacité, de qualité et de prix. En faisant plus avec moins, ce sont l’optimisation des assemblages et le savoir-faire constant et rigoureux des industriels qui marquent des points en faveur de l’innovation dans la filière. Le souci environnemental en prime.